Au chapitre précédent, la vision de la gloire de Dieu apprit à Ezéchiel – et à nous aussi – que si les événements peuvent se précipiter, Dieu domine et dirige tout ! Ezéchiel tomba sur sa face et entendit la voix de quelqu’un qui parlait. Après être tombé sur sa face, le jeune Ezéchiel peut se tenir debout devant l’Eternel, apte à recevoir l’appel divin. Cet ordre reste valable pour nous : Dieu appelle à son service des croyants qui ont reconnu sa glorieuse majesté et qui fléchissent les genoux devant lui. L’Esprit entra en Ezéchiel et le fit tenir sur ses pieds. Dieu veut à la fois que nous reconnaissions notre petitesse devant lui et que nous soyons conscients de la dignité de notre appel, reconnaissant qu’il est « le Seigneur, l’Eternel » (v. 1-4). « Le Seigneur » désigne celui qui a tout pouvoir et qui conduit le cours de l’histoire. « L’Eternel » est le nom de Dieu qui a sauvé son peuple d’Egypte et qui a fait une alliance avec lui. Ce nom rappelle que l’Eternel aime toujours son peuple et que, finalement, il le rétablira et le bénira.
Dès le début, l’Eternel explique à Ezéchiel que sa tâche sera difficile parce que les cœurs de ses futurs auditeurs sont endurcis : « ne les crains pas… quoique tu aies auprès de toi des ronces et des épines, et que tu habites avec des scorpions ; ne crains pas leurs discours et ne t’effraie pas de leurs visages, quoiqu’ils soient une famille de rebelles. Tu leur diras mes paroles, qu’ils écoutent ou qu’ils n’écoutent pas » (v. 6-7).
Ezéchiel devait d’abord « écouter » et « manger » les paroles que le Seigneur lui donnait, même s’il s’agissait de lamentations, de plaintes et de gémissements (v. 8-10).