Dès le début du chapitre 3, Jérémie s’identifie au peuple coupable et prend sa place sous le châtiment, bien qu’il n’ait pas personnellement commis les péchés qui ont causé la colère de Dieu. De plus, alors qu’il souffre à cause des péchés des habitants de Jérusalem, il est l’objet de leur dérision et de leurs sarcasmes : « Je suis pour tout mon peuple un objet de raillerie » (v. 1-14). Humainement, Jérémie est au plus bas et déclare : « Tu m’as enlevé ma paix ; je ne connais plus le bonheur » (v. 15). Il se trouve alors devant un choix : soit continuer à considérer le désastre de Jérusalem et sombrer dans le découragement total, en perdant toute espérance en l’Eternel (v. 16-18), soit repasser dans son cœur ce qui lui donnera de l’espérance, c’est-à-dire que les bontés de l’Eternel se renouvellent chaque matin (v. 19-24). Nous nous trouvons aussi devant un tel choix : soit repenser à une situation décourageante, soit repasser dans notre cœur la vérité que les bontés de l’Eternel se renouvellent chaque matin !
Jérémie exhorte le lecteur à retourner à l’Eternel, en confessant sa rébellion (v. 40-42). Il termine ce chapitre en témoignant du fait qu’il a invoqué le nom de l’Eternel du fond de la fosse et que celui-ci lui a dit : « Ne crains pas !» C’est Dieu qui lui fera justice !