Dans tout le livre de Jérémie, Babylone est l’instrument de l’Eternel pour exécuter ses jugements sur Juda et Jérusalem ainsi que sur toutes les nations. Cette suprématie a été l’occasion d’un orgueil démesuré et d’une haine acharnée contre le peuple de Dieu. Le jugement de Babylone, dans sa phase finale, « réduira son pays en désert… Les enfants d’Israël et les enfants de Juda reviendront ensemble » (v. 3-4). La perspective prophétique s’étend jusqu’à la délivrance finale de tout Israël, encore à venir.
Dieu annonce qu’il pardonnera à son peuple : « On cherchera l’Iniquité d’Israël, et elle n’existera plus, le péché de Juda, et il ne se trouvera plus ; car je pardonnerai au reste que j’aurai laissé » (v. 20). L’Eternel s’est servi de Babylone comme d’un marteau pour frapper les peuples de toute la terre (v. 23). Mais cette puissance a été un piège pour Babylone. Au lieu de servir le Seigneur dont elle n’était qu’un instrument, elle a combattu contre l’Eternel en détruisant son peuple. Au jour de la destruction de Babylone, ceux qui fuiront comprendront que c’est « la vengeance de l’Eternel… la vengeance de son temple » (v. 28). Son orgueil a provoqué la colère de l’Eternel : « Voici, j’en veux à toi, orgueilleuse ! » (v. 31). C’est un avertissement qui est toujours valable pour nous : « L’arrogance précède la ruine et l’orgueil précède la ruine » (Prov. 16 :18). Ces chapitres de Jérémie parlent du jugement de Dieu qui s’exerce sur terre selon sa justice, et non de sa miséricorde, qui est abondamment montrée ailleurs.