Jérémie a transmis au peuple la promesse de la restauration future d’Israël. Mais il va être personnellement mis à l’épreuve à ce sujet. Si Dieu nous accorde de rendre témoignage d’une grande vérité, nous devrons aussi montrer que nous y croyons vraiment. Alors que Jérémie est enfermé dans la cour de la prison (v. 2), Dieu lui annonce la venue de son cousin, qui désire lui vendre son champ situé à Anathoth. Avant de vendre son champ à un inconnu, son cousin est tenu de s’adresser d’abord à un membre de sa famille, qui en a le droit de rachat. Comme Jérémie sait que les Chaldéens vont finir par prendre la ville, il pourrait ne pas voir l’intérêt d’acheter ce champ. Mais Dieu lui demande de le faire. Il obéit, sachant qu’on « achètera encore des maisons, des champs et des vignes dans ce pays » (v. 6-15).
Toutefois, bien que Jérémie reconnaisse que « rien n’est trop difficile » pour Dieu (v. 17, Darby), il est perplexe à l’idée que Dieu va être miséricordieux au peuple rebelle et le ramener dans son pays, où l’on achètera encore des maisons, mais que face à lui-même, Dieu le laisse en prison et lui demande même d’acheter un champ, alors qu’il aurait pu avoir besoin de cet argent pour autre chose. Parfois, nous ne comprenons pas pourquoi Dieu agit à notre égard d’une certaine manière. Mais comme Jérémie, au lieu de parler de nos questionnements à d’autres, il est mieux d’adresser une prière au Seigneur (v. 16-17). Dieu nous révélera alors que ses voies ne sont pas nos voies et qu’en fin de compte lui seul est sage et qu’il est bon pour nous de le craindre pour lui permettre d’accomplir son dessein (v. 40).