La description du jugement de la Babylone historique se poursuit. Cependant, bien des traits de cette description font référence à la Babylone symbolique dont l’Apocalypse annonce la destruction. « Babylone était dans la main de l’Eternel une coupe d’or, qui envirait toute la terre… Soudain Babylone tombe, elle est brisée » (v. 8). L’Eternel va exciter l’esprit des rois de Médie pour qu’ils détruisent Babylone – c’est la vengeance de l’Eternel, la vengeance de son temple
(v. 11). Et Dieu déclare : « Je rendrai à Babylone et à tous les habitants de la Chaldée tout le mal qu’ils ont fait à Sion » (v. 24). « La terre s’ébranle, elle tremble ; car le dessein de l’Eternel contre Babylone s’accomplit »
(v. 29). Et finalement, Babylone sera entièrement détruite : « Babylone sera un monceau de ruines, un repaire de chacals » (v. 17). Les ruines de Babylone subsistent comme témoignage de l’accomplissement des desseins de Dieu. La destruction sera totale lors de l’avènement du Messie en gloire !
La prophétie annonce le dessèchement de l’Euphrate
(v. 36). Historiquement, Cyrus a détourné le cours de l’Euphrate qui traversait Babylone, et son armée a pénétré dans la ville en empruntant son lit asséché. Alors que Belschatsar et ses convives sont « échauffés… ils s’endorment d’un sommeil perpétuel, et ne se réveillent plus » (v. 39, 57 ; Dan. 5 :1-4). C’est ainsi que Dieu punit l’idolâtrie, l’orgueil et la violence fait à son peuple.