Jérémie redonne fidèlement la parole de l’Eternel, mais il en résulte que les chefs réclament sa mort (v. 1-4). En condamnant Jérémie pour ses paroles, on condamnait Dieu qui les lui avait dites. Le roi Sédécias, qui est caractérisé par la crainte des hommes, n’a pas la crainte de Dieu. Comme Pilate, il veut dégager sa responsabilité : « Voici, il est entre vos mains ; car le roi ne peut rien contre vous » (v. 5). Alors ils prennent Jérémie et le jettent dans une citerne où il n’y a point d’eau, mais de la boue et Jérémie enfonce dans la boue (v. 6). Ces hommes le condamnent à une mort lente et cruelle !
Cependant, le serviteur de Dieu n’est pas entre les mains des princes, mais de son Maître ! Celui-ci choisit pour sa délivrance un homme auquel nul n’a pensé : l’eunuque Ebed-Mélec. Alors que le roi est « assis », insensible à ce qui vient de se passer (v. 7), Ebed-Mélec, l’Ethiopien, est sensible au traitement honteux dont Jérémie est l’objet et fait preuve de courage en s’adressant au roi pour prendre la défense de Jérémie (v. 8-9). Cette fois, le roi commande de faire sortir Jérémie de la citerne (v. 10-13).
Le roi Sédécias fait venir Jérémie pour implorer ses conseils. Mais une fois de plus, Sédécias ne va pas les écouter. Insensible à l’avertissement divin, Sédécias ne pense qu’à sa réputation (v. 14-23).
Jérémie craint les représailles des chefs et leur questionnement. Il n’est pas naïf à leur sujet et n’est pas tenu de divulguer tous les détails de l’entretien. Il ne s’abaisse pas à mentir, mais ne révèle que certains aspects de sa discussion avec Sédécias.